Combattre au féminin le covid-19 avec le Global Resilience Fund

Par Farida E, Geraldo

2020 s’est irrémédiablement déclarée année spéciale, où l’ordre du monde a complètement changé à cause d’un petit virus nommé COVID-19. A ne plus présenter, la pandémie a eu et continue d’avoir un impact non seulement local mais mondial. Depuis la Chine où des vies humaines étaient décimées comme des mouches, l’Italie où la vie était devenue si utopique que certains citoyens désespérés et fatalistes jetaient des liasses de billets par la fenêtre. L’Afrique, même si personne ne le souhaitait s’est vu accueillir le mal tant redouté.

Tous les organismes et institutions telles que les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis, le ministère de la santé publique au Togo, et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se sont lancées dans la production d’informations permettant aux populations de connaitre les meilleurs moyens d’éviter la maladie, tandis que de grands laboratoires au monde comme Moderna aux USA, percent dans la recherche d’un vaccin et d’un sérum contre le virus. De Washington à Lomé, chacun mène des actions de terrain pour freiner la pandémie difficile à maîtriser.

La femme, première victime

Très souvent dans l’histoire du monde, la femme est la première victime désignée par les pandémies.   Victime directe, comme au Togo le 4 mars dernier avec le premier cas officiel déclaré de COVID-19. Victime collatérale aussi, avec la violence qui accompagne le malaise général. En juillet, Peggy Hicks, la directrice de l’engagement thématique et des droits au développement au Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU avait déclaré : « Les femmes et les filles sont plus à risque, non pas en raison d’une vulnérabilité inhérente, mais plutôt en raison de la discrimination et des inégalités préexistantes. Beaucoup ont qualifié cela de pandémie au sein de la pandémie ».

La femme au front

Mais, question : Qui tient l’animation des marchés entre ses mains ? Qui fait à manger à toute la famille ? La femme bien sûr. Nos sociétés s’effondreraient si la femme perdait son poids. Elle doit devenir un maillon indispensable à la résolution des crises, qu’elles soient sanitaires ou pas. Par un choix soigné en mots, la femme agit sur le développement socio-économique des nations. D’ailleurs, les pays qui ont le mieux géré la COVID-19 sont dirigés par des femmes. Ainsi, nous pouvons compter l’Allemagne, le Taiwan, la Nouvelle Zélande, l’Islande, la Finlande, la Norvège et le Danemark parmi ces pays.

Les femmes sont les premières au front dans cette crise. Dans les hôpitaux, par exemple, elles constituent plus de 70% du corps médical.

Ma petite contribution locale

Au Togo, pays qui n’a pas été épargné par ce mal, les autorités, les associations et les personnes de bonne volonté se sont lancées dans la lutte contre la pandémie à travers la recherche et la sensibilisation sur les gestes barrières. Je me positionne parmi ces personnes de bonne volonté, en jeune leader et en jeune dame, en me mettant corps et âme dans cette lutte, en partageant des messages de réconfort avec les communautés, et en leur faisant savoir que la vie peut continuer, pandémie ou pas.

Ainsi, en tant que coordinatrice de projets Togo des services communautaires de la prestigieuse fondation américaine Obama, j’ai écrit et lancé Operation One House One Plant qui a eu beaucoup de succès en impactant tout le territoire togolais et qui a même reçu le soutien de La Direction des Ressources Forestières. Outre la lutte contre le changement climatique, la vision du projet est de faire bénéficier à chaque ménage de plants dans leur maison afin d’y améliorer le confort et contribuer à la réduction des déplacements. N’oublions pas que ce sont les déplacements qui propagent le virus. Ainsi après une formation intense de trois semaines que j’ai totalement élaboré et supervisé, sur tout le territoire sur les plants de vertus, cosmétiques et de nutrition, je peux dire fièrement que 700 ménages ont ainsi bénéficié de provisions durables comme soutien alimentaire afin de survivre durant cette crise pandémique.

Fonds mondial de résilience pour les filles et les jeunes femmes

Sur le plan international, je me suis lancée dans un sacerdoce plus grand avec le Fonds mondial pour la résilience des filles et des jeunes femmes où je suis panéliste local, parmi les six élues représentant l’Afrique subsaharienne.               

Le Fonds mondial de résilience pour les filles et les jeunes femmes est une réponse collective à la crise du COVID-19 lancé à la mi-mai 2020. Il s’agit d’un partenariat de bailleurs attachés à la justice sociale qui s’engagent à financer l’activisme des filles et jeunes femmes pendant la crise du COVID-19.

Ce fonds est hébergé et assuré par Purposeful dont le siège est en Sierra Leone, une plateforme active à travers le monde pour le développement d’un mouvement féministe destiné aux adolescentes. Couvrant les fondations reconnues comme FRIDA, Plan International, ce fonds étroitement conçu en partenariat avec Women Win fournit des subventions en répondant rapidement à l’aide de subventions très flexibles allant jusqu’à 5.000 USD aux filles, jeunes femmes et activistes de genre non conforme, transgenres et intersexuées.

Les demandes peuvent provenir de toutes les régions et de tous les pays. La priorité est alors donnée aux demandes émanant de filles et de jeunes femmes historiquement marginalisées.

Ce qui me plait dans ce travail, c’est que je peux défendre les associations venant de la zone subsaharienne dont du Togo, afin de bénéficier des subventions. Pour cela, je dois étudier les dossiers se basant sur la réalité du terrain et le côté SMART des propositions.

« Soutenir ainsi les communautés afin de réduire l’impact de la COVID-19, c’est agir pour créer les moyens de résoudre le mal.  C’est incroyable, ce que ce mal a pu causer dans ce monde : des décès, certes, mais des vies brisées, des discriminations inimaginables, des viols et même des meurtres. »

Essayez aussi !

Comme moi avec ma petite contribution, bien d’autres personnes agissent dans l’ombre face à cette pandémie. Il faut retenir que chacun a son rôle à jouer et peut contribuer à la lutte. Donc n’oublie pas de t’y mettre ; aucun geste n’est petit.

Si vous voulez bénéficier du Fonds mondial pour la résilience des filles et des jeunes femmes, n’hésitez pas à me contacter après avoir visité le site.

En tant que paneliste régional, ma force s’arrête au conseil car nous choisissons les lauréats en grand conseil où tout est débattu comme à l’assemblée Nationale ou à une COP. Je serai donc ravie de vous orienter et de vous coacher pour avoir le maximum de chance d’être choisi.

Jeune entrepreneure éco-architecte et urbaniste de villes durables, Farida E. Geraldo dirige le cabinet ARCHID’AR. Elle est Mandela Washington 2018 et Obama Leader en 2019, fondatrice de l’association YAC et consultante experte près tribunaux. Ses causes principales sont l’éducation environnementale et la femme. Ainsi, elle est paneliste du Global Resilience Fund for Girls and Young Women, 5GYRES Ambassador, et actuelle coordinatrice pays des projets de service communautaire de la fondation OBAMA.

youtharchidar@gmail.com

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Shannel

Merci Mme Farida. Très très intéressée. Je vous ai écrit

Fafa Folly-Notsron

Salut, à tous!

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