Maîtriser l’anglais en pays francophone (2e partie)

Par Charles Akakpo. Interprète-traducteur certifié et formateur, il est boursier Mandela Washington Fellow 2016 et Visiteur International 2011

La semaine passée, je vous proposais comme première astuce de commencer à parler la langue de Mark Twain en toute occasion. Et mon résumé en question était : Comment vouloir parler anglais sans jamais sans commencer ? De la même manière qu’on ne peut pas aller à l’étage si on ne gravit pas les premières marches, n’espérez pas progresser en apprentissage linguistique si vous ne faites pas vos premiers pas.

Parlez anglais à tous !

Le dialogue favorise l’apprentissage

 Ma seconde astuce est de parler l’anglais à tout le monde. Vous avez bien compris : tout le monde. Mais ne me demandez pas si vous devez parler l’anglais aux bébés également !!! Le problème majeur que les gens soulèvent quand il s’agit de parler cette langue, est le fait que nous sommes dans un pays francophone et qu’ils n’ont pas d’interlocuteurs. A ces personnes je dis que l’envie d’apprendre la langue n’est pas peut-être pas encore assez forte.

Presque tous ceux qui viennent vers moi ou dans notre centre de langues ont déjà eu à prendre des cours d’anglais dans leur vie, notamment au collège et au lycée, à l’université pour certains. Cela veut dire que nous avons en fait beaucoup de personnes autour de nous qui se débrouillent, même si leur niveau n’est pas satisfaisant. Du moment où ces personnes sont là, dans nos familles, nos quartiers, nos bureaux, nos centres religieux, etc…, la tâche devrait nous être plus légère.

En plus, quand les gens disent qu’ils n’ont pas les personnes avec qui pratiquer la langue, c’est une pure supposition puisqu’ils ne cherchent pas vraiment à savoir si ces personnes qu’ils rencontrent peuvent parler la langue ou pas, surtout que nous ne cherchons pas forcément des experts, mais juste des personnes qui ont envie de faire des fautes comme nous, ou de s’améliorer, comme nous.

La meilleure façon pour nous de savoir si les personnes autour de nous peuvent ou veulent s’exprimer en anglais, c’est de leur en offrir l’opportunité. Vous ne perdez rien en le faisant, donc vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire.

Écoutez ! Répétez !  

Ce moyen vous permet non seulement d’apprendre de nouveaux termes et expressions, mais également d’améliorer votre prononciation. Des apprenants ont des supports audio et vidéos, des documents d’enseignement ou d’apprentissage de l’anglais chez eux à la maison et au bureau mais n’arrivent pas à pratiquer.

La raison est soit qu’ils ne les utilisent pas, ou ils les utilisent mal. Vous ne pouvez pas aiguiser rapidement votre oral si vous écoutez à longueur de journée rien que des langues dont l’anglais ne fait pas partie.

L’environnement que vous créez autour de vous est primordial dans l’acquisition de la langue. Prenons par exemple un bébé. Personne ne lui apprend un mot en particulier. Il apprend en écoutant les autres autour de lui, et il finit par répéter et maîtriser le vocabulaire. Ces mots lui viennent tout naturellement, même si la prononciation n’y est pas encore. Le bébé répète juste ce qu’il nous écoute dire.

L’exercice d’écoute ou de listening peut être fait de deux façons. Il y a ce que j’appelle l’écoute passive et l’écoute active. Contrairement à “l’écoute active” qui requiert votre présence, attention et action (prendre des notes, répéter, se servir du dictionnaire et autres outils), “l’écoute passive” ne demande pas beaucoup d’efforts ou n’exige pas que vous soyiez totalement dégagés.

Et pourtant, vous captez l’essentiel de tout ce qui se dit. Je dis cela parce que j’écoute des gens dire qu’ils n’ont pas assez de temps pour faire le listening. Vous laissez jouer tout simplement les supports, même pendant que vous êtes en train de faire votre activité sportive, pendant que vous préparez le petit déjeuner ou allaitez le bébé. Laissez-vous enfin emporter par le sommeil avec la musicalité de l’anglais. Eh oui, vous devez créer l’environnement.

L’écoute passive joue son rôle. Ne la négligez surtout pas. Comme un enfant qui n’a pas besoin de cahier, d’écritoire et de dictionnaire avant d’écouter ce que disent les gens autour de lui, vous n’avez pas non plus besoin de tout ça.

A force d’écouter, vous finissez par vous habituer et aimer la langue, créant ainsi une envie plus forte qui vous poussera à chercher constamment à vous améliorer. L’envie doit être permanente. Comme vous le savez, plus on aime ou on a envie de quelque chose plus on s’attèle à l’avoir. La musicalité de l’anglais des petits américains vous séduira.

Écrire en Anglais.

Écrire en Anglais vous permet également d’apprendre rapidement et d’enrichir votre vocabulaire. Comme vous le savez déjà, le manque de vocabulaire constitue un problème majeur pour beaucoup de personnes qui veulent s’exprimer couramment en Anglais. Pour y remédier, il faut souvent l’écriture. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, particulièrement WhatsApp, nous avons une bonne opportunité d’écrire autant que nous pouvons.

Vous avez aussi l’opportunité de vous servir du dictionnaire ou des sites de traductions pour rédiger vos messages à vos partenaires, familles, amis, s’ils sont d’accord bien sûr. Cela nous permet de nous familiariser avec les nouveaux termes appris dans d’autres échanges. Malheureusement, certaines personnes, même en désirant hausser leur niveau, n’écrivent pas en anglais à leurs contacts. Et pourtant elles ont des centaines de contacts dans leur répertoire. Ils ignorent que c’est une richesse à exploiter.

Essayez donc cette semaine et la suivante, nous parlerons d’autres astuces encore.

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